Maroc
Le 28/05/2015
Les nouvelles du Maroc (mai 2015)
Maroc
La revue de la presse marocaine en ce mois de mai a révélé une activité socio-culturelle et sportive florissante; ce qui dénote que le Maroc est sur la bonne voie. Votre site : www.maroc-quebec.com a sélectionné pour vous les sujets suivants :

1-- www.mre.gov.ma, la plate forme web dédiée aux Marocains Du Monde
2--La région du Grand Casablanca compte désormais 4.270.750 habitants
3--Comment un cyber-jihadiste a semé la terreur dans un quartier de Rabat
4-- Démarrage du démantèlement du site de Bouya Omar
5-- Interview de Fouad Laroui
6-- Fatima Zahra El Hor, plus belle femme marocaine en 2015
7-- Diam’s se dévoile dans «Mélanie, Française et musulmane»
8-- Tan Tan célèbre son Moussem
9-- Festival Gnaoua : un monde en transe
10-- Botola: 13 ou 18 titres de champion du Maroc pour le Wydad?
11-- Mehdi Benatia célèbre le 25ème titre national du Bayern

 
1-- www.mre.gov.ma, la plate forme web dédiée aux Marocains Du Monde / L’accès au pays en quelques clics

 

Le lancement officiel d’un Portail au profit de la communauté marocaine à l’étranger a été effectué, mercredi 20 mai, par M. Anis Birou, ministre chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration. Plus de 200 questions/réponses sont disponibles en un clic.
Se voulant innovante, réformiste et répondant aux attentes et aux besoins des RME, la plate forme, outil dynamique et interactif, a été conçue selon trois objectifs stratégiques qui répondent aux enjeux de l’émigration. Tout d’abord la préservation de l’identité marocaine des Marocains Du Monde (MDM), à travers le renforcement et la préservation de la culture et des traditions marocaines, la protection de leurs droits et intérêts, ainsi que l’accompagnement et l’amélioration de l’accès aux services publics, la contribution des MDM au développement économique et social du pays, mais aussi la mobilisation des compétences, le développement de leurs investissements au Maroc et la défense de leurs intérêts dans les pays d’accueil.
Le plus important, c’est l’accès à l’information, une responsabilité du Ministère, devenue facile, à travers ce portail, lequel a été élaboré avec 15 institutions publiques internationales et expérimenté de premier abord avant d’être lancé, en tenant compte des observations et suggestions.
Le site comporte plusieurs espaces, 6 rubriques thématiques principales : Culture, social, juridique, investissement, partenariat et compétences, 7 profils pour répondre aux besoins de l’internaute en fonction de ses spécificités : Acteur associatif, compétence/expert, investisseur, jeune, journaliste, migrant, retraité ainsi qu’un espace Medias avec photothèque.
--------------Source : Bouteina BENNANI, 25/5/2015 lopinion.ma

 
2--La région du Grand Casablanca compte désormais 4.270.750 habitants

 
Conformément aux résultats du recensement général de la population et de l'habitat 2014, la population de la région du Grand Casablanca a atteint, au 1er septembre 2014, le nombre de 4.270.750 personnes, dont 4.242.589 Marocains et 28.161 étrangers, a indiqué mardi soir le directeur régional du Haut-commissariat au plan, Mohamed Karfaoui.
Intervenant lors d'une rencontre à la Wilaya du Grand Casablanca dédiée à la présentation des premiers résultats du recensement général de la population et de l'habitat 2014 au niveau de la région, M. Karfaoui a précisé que cet effectif représente 12,6% de la population totale du Royaume, alors que l'effectif des ménages de la région a atteint 1.032.576, soit 14,1% du total des ménages du Maroc, rapporte la MAP.
S'agissant de la densité de la population au niveau de la grande agglomération urbaine du Maroc, M. Karfaoui a indiqué qu'elle a dépassé la barre de 15.000 habitants/km². Différenciée selon les arrondissements urbains de la Préfecture de Casablanca, la densité de la population atteint des niveaux encore plus élevés dépassant le niveau de 40.000 habitants/km² dans les arrondissements Ben M'sick et Al Fida.
Le wali a de même mis en exergue l'importance de mettre à contribution les résultats de ce recensement à tous les niveaux pour une vision claire tendant à assurer le bien-être à tous les citoyens marocains et à accompagner les grandes mutations et le développement que connaît le monde dans les domaines de l'économie, du savoir, des technologies et des valeurs sociétales.
-----------------Source : http://www.libe.ma, 7 Mai 2015

 
3--Comment un cyber-jihadiste a semé la terreur dans un quartier de Rabat

 

A Rabat, les habitants de cette paisible ruelle située derrière l’avenue Ibn Sina dans le quartier de l’Agdal ne sont pas près d’oublier cette folle journée du jeudi 21 mai. Un jeune Marocain, extradé la veille de Grande-Bretagne où il a purgé 9 ans de prison pour terrorisme, s’est retranché sur le toit de l’immeuble cossu où résident ses parents. Quelques heures auparavant, il a mis le feu dans l’appartement familial. Lui, c’est Younès Tsouli, le cyber-jihadiste qui avait mis ses talents de hacker au service d’Al-Qaïda avant d’être condamné pour incitation au terrorisme par le biais d’Internet en juillet 2007 à 10 ans de réclusion. Une peine que celui qui s’était choisi comme pseudonyme « irhabi007 » (terroriste007) accomplira dans une prison britannique. A sa condamnation, il est âgé de 23 ans à peine.
Le siège du toit de l’immeuble où résident ses parents va durer pendant de très longues heures. Deux camions des sapeurs-pompiers bloquent la petite rue, théâtre de l’événement. Les forces de sécurité ont investi le périmètre.
Plusieurs dizaines de badauds ont afflué sur les trottoirs en face de l’immeuble. Sur le toit, au quatrième étage, Younès Tsouli, armé de deux grands couteaux, menace de se jeter. Il refuse de se rendre aux forces de sécurité, n’hésite pas à brandir ses armes blanches. Il apparaît du haut du toit, longue barbe noire, béret sur la tête et couteau à la main.
L’homme est visiblement dangereux et prêt à en découdre. Et c’est précisément cette dangerosité qui a fait réagir Mohamed Hassad, le ministre de l’Intérieur, à prendre contact avec son homologue britannique pour lui faire part du mécontentement des autorités marocaines. «L’extrême dangerosité de cet individu n’avait pas été signalée par les autorités britanniques qui ont tenu à ce que cet individu reste en liberté, mettant ainsi en danger la vie des personnes», indiquait un communiqué du ministère de l’Intérieur».
Dès 22 heures, les forces de sécurité investissent les immeubles voisins.
Sur le toit, on voit de loin une torche s 'allumer de temps à autre. Younès Tsouli se prépare à passer une longue nuit de siège. Ses projets tombent à l’eau. A 23 heures, ce jeudi 21 mai, les forces de l’ordre donnent l’assaut. L’opération dure une vingtaine de minutes. Il n’y a pas de victimes. Younes Tsouli, le regard comme hébété, est arrêté.
------------------Source :Narjis Rerhaye, Samedi 23 Mai 2015, http://www.libe.ma

 
4-- Démarrage du démantèlement du site de Bouya Omar

 
Le démantèlement du site Bouya Omar où des malades mentaux sont internés enchainés dans des conditions inhumaines et révoltantes, a bien démarré pour les délivrer de leur séquestration et soumettre à un traitement médical approprié devant contribuer à l’amélioration de leur état de santé et ce dans le cadre de «l’Initiative Al Karama en santé mentale», prise à mi-chemin du plan lancé en juin 2013 dans le cadre de la stratégie sectorielle 2012-2016 du ministère.
50% des quelque 822 malades identifiés de Bouya Omar seront remis à leurs familles pour suivre un traitement médical alors que les autres seront répartis entre les structures régionales, les hôpitaux psychiatriques de Berrechid, Saada et d’autres , selon le planning arrêté par le ministère en coordination avec ses partenaires.
Selon le ministère de la santé, cette initiative a des objectifs généraux concernant le devenir de la santé mentale au Maroc mais également des objectifs spécifiques visant à assurer une prise en charge adéquate des malades mentaux de Bouya Omar respectant leur dignité humaine.
Dans le site de Bouya Omar, le constat est accablant, la violation des droits de l’homme des malades mentaux étant la principale caractéristique d’un système qui repose sur le non traitement de 70% des malades, qui souffrent tous de troubles mentaux (88% psychotiques, 9% névrotiques, 3% troubles de la personnalité).
Plus de 80 pc d’entre eux sont dans un état général et nutritionnel détérioré, en raison des mauvaises conditions de leur hébergement (hygiène, promiscuité et maltraitance, etc …).
Environ 25% des malades sont abandonnés par leur famille
Plus concrètement, l’opération Bouya Omar sera étalée sur quatre semaines, période au cours de laquelle sera organisée une caravane médicale composée de 4 équipes médicales en collaboration avec les autorités locales qui inviteront les familles à y participer pour faciliter l’évaluation psychiatrique et somatique des quelque 822 malades recensés.
50% des malades (411) bénéficieront d’une réinsertion en milieu familial et PEC ambulatoire, alors que 164 d’entre eux, soit 20 pc seront transférés dans les structures psychiatriques régionales.
Les 97 malades restants (30 pc) seront répartis entre l’hôpital de Berrechid (50), l’hôpital Saada (-60), le Centre Dar El Bir (40) et les autres structures psychiatriques (97).
Les moyens d’action prévus pour la réussite de l’opération reposent sur la mise en fonction du centre de santé du site Bouya Omar et le déploiement d’une caravane médicale chargée de l’évaluation psychiatrique et somatique, la dispensation des médicaments et l’orientation.
Quatre équipes sont prévues (une par semaine). Chaque équipe comprendra 5 psychiatres (CHU Casablanca et Marrakech), 2 médecins généralistes, 10 infirmiers et 2 assistantes sociales.
Quant au centre de santé du site de Bouya Omar, il aura pour mission de dispenser des prestations de soins psychiatriques et de médecine générale et de procéder à l’aménagement et à l’équipement des locaux. Les ressources humaines à mobiliser pour ce faire seront composées d’un psychiatre à temps partiel (2 consultations par semaine), 1 médecin généraliste à plein temps, 1 infirmier spécialisé en psychiatrie à plein temps, 2 infirmiers polyvalents à plein temps, 1 assistante sociale à plein temps, 1 agent de service et 1 agent de sécurité.
Il est également prévu de mettre à disposition les médicaments psychotropes en quantités suffisantes à répondre aux besoins.
Le centre médico-social Bouya Omar, dont la construction et l’équipement sont prévus pour un coût de 25 millions de Dirhams, aura une capacité de 120 lits, destinés à l’hébergement des personnes souffrant de troubles mentaux et de prodiguer des prestations médicales (diagnostic et prise en charge) et des prestations sociales (réhabilitation et appui à la réinsertion sociale à travers l’accompagnement social, l’octroi d’aides sociales et l’organisation de campagnes de lutte contre la stigmatisation et la médiation familiale.
Le centre devra assurer des visites à domicile pour le suivi médical des patients et la dispensation de médicaments à domicile en faveur des malades réinsérés dans leur milieu familial et l’accompagnement psycho- éducatif des familles. Des équipes mobiles locales seront mobilisées (un médecin psychiatre et un médecin généraliste, un infirmier de psychiatrie et un autre polyvalent, une assistante sociale, un psychologue et un intervenant communautaire.
Cette opération devra également être épaulée par une action des autorités locales, lesquelles devront inviter les familles à s’impliquer dans l’opération.
Sont également prévues des mesures judiciaires à l’encontre des pratiques illégales de détention et de maltraitance des malades mentaux ainsi que des mesures de sécurité et de protection avec l’aide des autorités locales.
L’information et la sensibilisation pour rassurer les familles et les acteurs sociaux (Mohtadinine, Chorfas, etc…) sont les meilleurs moyens sur lesquels l’opération compte pour sa réussite.
La Santé mentale, un priorité pour le ministère :
Pour le ministère, la santé mentale est une priorité de la stratégie sectorielle 2012-2016 avec un plan d’action spécifique, lancé en juin 2013.
Ailleurs dans le pays, les structures de soins psychiatriques dont on dispose sont inadéquates, vétustes et insalubres pour la majorité, étant donné que leur architecture est non adaptée aux besoins des patients et qu’elles ne sont pas conformes aux normes et exigences de sécurité et de surveillance. Quant aux équipements, ils sont insuffisants et inadéquats.
C’est pourquoi, la réalisation des objectifs du plan de santé mentale 2013-2016 a accusé beaucoup de retard, en raison du cumul des dysfonctionnements sur plusieurs années et de l’insuffisance des ressources mobilisées.
C’est ainsi que le nombre des lits de psychiatrie, fixé pour 2016, ne devra pas dépasser les 3300 contre 2035 en 2012 et 2173 en 2014.
Quant à l’effectif des psychiatres, l’objectif fixé pour 2016 est d’atteindre 330 contre 250 en 2012 et 277 en 2014.
Il est également prévu d’atteindre 990 infirmiers de psychiatrie en 2016 contre 791 en 2012 et 876 en 2014.
Objectif général de l’Initiative Al Karama :
L’initiative Al Karama s’est fixée pour objectif général de promouvoir le bien être mental des personnes atteintes de troubles mentaux, selon une approche qui respecte leurs dignité et leur droit à des soins de qualité.
Pour l’Initiative Al Karama, il s’agit surtout d’humaniser et de réhabiliter les structures de soins psychiatriques actuelles, d’accélérer la mise en œuvre des actions visant l’extension de l’offre de soins psychiatriques et de redynamiser les actions de partenariat en santé mentale.
Humanisation des hôpitaux psychiatriques :
Sont prévus dans ce cadre une opération nationale d’hygiène et de nettoyage des hôpitaux psychiatriques, des travaux d’entretien (peinture, jardinage, renouvellement de la literie, draps, vêtements, etc…) et une amélioration de la qualité des prestations d’alimentation des malades mentaux (CPS types pour l’alimentation).
Les besoins des hôpitaux psychiatriques sont énormes en lits, en draps et couvertures, en jardinage et peinture. Sont concernés par cette action les hôpitaux de Tanger, Tétouan, Marrakech Saada, Tit Mellil, Berrechid, Casablanca, Salé, Marrakech Ibn Nafis, Fès et Oujda.
Le plan vise surtout l’extension de la capacité litière en psychiatrie à travers la mise en œuvre de deux approches portant sur la mise en service de nouvelles structures psychiatriques et l’optimisation de la capacité litière existante.
C’est ainsi qu’il sera bientôt procédé à la mise en service d’un service intégré de l’hôpital El Aroui (30 lits), d’un service intégré de l’hôpital de Chefchaouen (30 lits), d’un service intégré de l’hôpital de Bouarfa (30 lits) d’une unité pour malades difficiles à Tit Mellil (18 lits) et d’un service intégré à l’hôpital de Tiznit (30 lits), soit au total 138 lits.
Pour ce qui est de l’optimisation de la capacité litière existante, elle devra concerner les hôpitaux d’Essaouira, Marrakech Saada, Tit Mellil, Berrechid et Beni Mellal ainsi que les hôpitaux de Casablanca, Salé, Marrakech (Ibn Nafis), Fès et Oujda.
Seront en définitive mobilisés 374 lits (138 lits-services intégrés, 186 lits dans les hôpitaux psychiatriques et 50 lits dans les centres psychiatriques universitaires).
Les ressources à mobiliser pour la réalisation de cette initiative seront assurées à travers le recrutement de 34 psychiatres et de 122 infirmiers en psychiatrie, l’allocation de 40 millions de Dirhams contre 35 millions de Dirhams en 2012) et l’introduction des psychotropes de 2ème et 3ème générations.
Seront également mobilisés 30 ambulances et 40 VTT pour le transfert des patients vers les hôpitaux psychiatriques ou à domicile car il est attendu de procéder à l’examen de 40 malades en moyenne par jour, de transférer vers le milieu familial 20 malades et de 20 autres vers les hôpitaux.
Pour la réussite de l’initiative, il est également prévu d’organiser un atelier de sensibilisation au profit des ONG thématiques et de conclure des conventions de partenariat avec les ONG thématiques pour l’accompagnement psychosocial des malades et de leurs familles et avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation professionnelle pour la mobilisation des stagiaires en psychologie.
Des campagnes de sensibilisation et d’information seront également organisées en direction des enseignants, des professionnels de la santé et du grand public, dans les médias et les chaines de radio sur les attitudes à prendre à l’égard des malades ainsi que sur la nécessité de lutter contre la stigmatisation dont ils sont souvent victimes.
----------------Source : M’Barek Tafsi Al bayane

 
5-- Interview de Fouad Laroui

 
Fouad Laroui est ingénieur et économiste de formation, professeur de littérature à l'Université d'Amsterdam, romancier de langue française, poète de langue néerlandaise, éditorialiste et critique littéraire. Ecrivain prolifique, il est l’auteur de plusieurs romans dont “La femme la plus riche du Yorkshire” (2008), “Le jour où Malika ne s'est pas mariée” (2009), “Une année chez les Français” (2010), “La vieille dame du riad” (2011) et “L'étrange affaire du pantalon de Dassoukine” (2012) qui a reçu le prix Goncourt de la nouvelle.
Son dernier roman «Les tribulations du dernier Sijilmassi» raconte l’histoire d’un ingénieur marocain qui décide du jour au lendemain de rompre avec son mode de vie occidentalisé. Une tentative de retour aux sources semée d’embûches et à l’issue plus qu’incertaine.
Libé: Quelle a été votre réaction face à l’attentat de Charlie Hebdo à Paris ?
Fouad Laroui : Il se trouve que le 7 janvier j’étais à Paris et ce qui est extraordinaire, c’est que j’étais à 300 m du siège de Charlie Hebdo dans le 11ème arrondissement. J’étais donc sur le lieu de l’attentat dans les demi-heures qui ont suivi. J’ai participé également à la manifestation du 11 janvier. J’ai donc vécu de très près ces événements. Je peux dire que les premiers jours après les attentats, les Français ont été profondément choqués. Je dirai même déboussolés. Avec les manifestations dans toute la France, il y a eu un sursaut; les Français ont vécu un moment d’unité nationale pour défendre leurs valeurs, en fait toutes les libertés, notamment la liberté de conscience, la liberté d’expression. Il y a deux sentiments, un choc presque de désespoir et d’incompréhension et un choc de sursaut.
Pourquoi cette incompréhension ? Est-ce parce que les auteurs des attentats sont français?
Oui, c’est ce qu’on dit rituellement, le problème est là. C’est assez simple d’avoir un ennemi extérieur, on peut l’identifier et avoir une ligne de front claire, on peut même envisager des négociations avec un ennemi extérieur. Mais quand l’ennemi est en soi … C’est cela qui a beaucoup choqué les Français, le fait de découvrir qu’en France, il y a tout un noyau de la population qui regrette les valeurs de la France, une partie des valeurs qui ont fait la France.
Comment considérez-vous la position d’une grande partie des jeunes Français des banlieues qui ont soutenu après les attentats de Charlie Hebdo «Je ne suis pas Charlie»?
C’est vrai, ils n’ont été que deux à passer à l’acte, mais cette pensée assez diffuse contre certaines valeurs républicaines est très partagée dans les banlieues. Mais d’une certaine façon, on peut comprendre pourquoi. En effet, le discours européen ne passe plus dans les banlieues, mais d’autres discours sur une autre vision du monde dans les banlieues. Il faut dire aussi que les discours européens sur le monde dans les principes sont tout à fait honorables : liberté, égalité, fraternité, démocratie et liberté d’expression, mais dans les faits, on voit que le Congrès américain par exemple soutient tout ce que fait Netanyahou même quand il envoie son armée massacrer femmes et enfants. Quand on voit que François Hollande pendant l’attaque de Gaza en août 2014 a envoyé dans la demi-heure qui a suivi, un message de soutien à Israël, quand on voit ces pratiques, on se dit qu’il y a une différence entre les principes de civilisation européens somme toute honorables et la réalité.
Est-ce qu’on peut dire que Huntington a raison : on est deux mondes qui ne se comprennent pas, ce qu’il a appelé le choc des civilisations?
Je ne suis pas d’accord avec cette histoire de choc des civilisations, mais je suis d’accord avec une phrase que j’ai utilisée il y a longtemps : c’est le choc des ignorances. C’est-à-dire on ne comprend même pas qui est l’Autre, on ne cherche même pas à comprendre celui qui est en face de nous, c’est le choc des ignorances. Il y a aussi ce que fait le Congrès américain ainsi que les droites en Europe et leur soutien aveugle, je ne dis pas aux juifs, mais à l’Etat israélien et surtout à Netanyahou, c’est-à-dire à la droite dure, raciste, anti-arabe qui ne veut pas de paix et qui cherche une guerre perpétuelle, car cela l’arrange. Ça, c’est très grave. C’est pour cela que je trouve que le discours européen n’est plus audible dans les banlieues.
Vous avez présenté au dernier Salon du livre magrébin à Paris deux livres
J’ai écrit un roman «Les tribulations du dernier Sijilmassi», paru chez Julliard. J’ai publié un ensemble de textes d’actualité, un recueil de critiques littéraires et un petit livre sur Ibnou Rochd. J’ai publié 4 livres en 2014, c’était une année très productive en ce qui me concerne.
Je remarque dans votre dernier roman une grande présence et un travail sur la culture plus locale qu’universelle. Est-ce un choix conscient?
C’est possible, mais depuis mon premier roman, «Les dents du topographe» même si je réside depuis 25 ans en Europe, 80% de mon travail porte sur le Maroc.
Comment vous qualifiez-vous? Un auteur marocain qui écrit en français ou un auteur qui écrit avec une langue universelle?
Je préfère ne pas être qualifié et dire tout simplement «je suis Fouad Laaroui qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas ».
Mais je vais répondre quand même : je suis un écrivain marocain.
Ça ne vous manque pas d’écrire en arabe sachant qu’il y a des millions de Marocains qui ne lisent pas la langue de Molière?
Je trouve que c’est dommage mais on est tous le produit d’une histoire personnelle. Mon histoire personnelle fait que je m’exprime beaucoup mieux en français qu’en arabe, en anglais ou en néerlandais. Je ne peux pas changer cette trajectoire personnelle, mais j’aimerais souvent être traduit en arabe. Un de mes livres a été traduit en arabe sous le titre «Mahboul» mais c’est dommage qu’il n’y ait pas plus de traduction en arabe. C’est peut-être, me semble-t-il, qu’il n’y a pas de bon éditeur au Maroc. Ceux qui écrivent comme moi, Nedali, Ben Jelloun et les plus jeunes comme Baha Taraboulsi, nous devrions tous être traduits en arabe. Le ministre de la Culture devrait être aidé dans ce sens. Mais c’est dommage, on a un problème d’édition au Maroc.
Propos recueillis par Youssef Lahlali
Lundi 11 Mai 2015
Source :
http://www.libe.ma

 
6-- Fatima Zahra El Hor, plus belle femme marocaine en 2015

 
La Marrakchie Fatima Zahra El Hor, 23 ans, a remporté le titre de Miss Maroc 2015, dans le cadre de la 2ème édition du Concours national de beauté Miss Maroc.
Sélectionnées parmi 1.500 candidates, Fatima Zahra El Hor, étudiante en master "Droit des affaires et fiscalité à Marrakech", s’est emparée de la première place, remportant ainsi le titre de la nouvelle Reine de beauté du Maroc après avoir conquis le cœur du jury et du public.
Il est à rappeler que cette manifestation vise à mobiliser tous les attributs de valorisation de la femme marocaine en ce qu’elle incarne comme vecteur de transfert de valeurs ancestrales, d’ouverture, de solidarité et de modernité ainsi qu’à consacrer les valeurs d’engagement, de don de soi et de contribution au rayonnement de l’image du pays, précisent les organisateurs.
-----------------Source : Mehdi El Allioui (stagiaire), Mercredi 27 Mai 2015, http://www.libe.ma

 
7-- Diam’s se dévoile dans «Mélanie, Française et musulmane»

 
L’ex-rappeuse, qui s’est retirée de la scène en 2009, vient de sortir son second recueil autobiographique dans lequel elle livre notamment ses impressions sur sa vie, loin du micro
Presque trois ans après la publication de son autobiographie, Mélanie Georgiades dite Diam’s a repris la plume et vient de publier son deuxième livre «Mélanie, Française et musulmane». Elle y évoque sa foi, l’islam, Charlie Hebdo, son divorce, son deuxième mariage et son deuxième enfant.
Dans ce nouveau recueil, Diam’s parle également sur les raisons qui l’ont poussée à quitter la scène et à se convertir à l’islam, en 2009. Elle évoquera notamment les obstacles rencontrés lors de la sortie de son précédent témoignage, tels que les réactions de ses proches, de ses fans ou encore ceux des médias. L’ex-chanteuse a donc décidé de se mettre de nouveau en avant, après avoir longtemps délaissé le feu des projecteurs.
Mélanie Georgiades n’a de cesse de le répéter: être musulman ne signifie pas être extrémiste ou terroriste. « L’islam fait partie de la France car il vit dans le cœur de nombreux Français aujourd’hui, écrit l’ancienne rappeuse. «Si quelques-uns veulent associer islam avec « mort et violence », alors je leur dirai comment l’islam rime en moi avec sérénité et douceur», ajoute Diam’s dans ce livre.
Si elle a accepté de parler, encore une fois sur sa vie privée, «c’est essentiellement pour casser le cliché de la femme musulmane soumise à son mari et pour prouver qu’on pouvait être une femme musulmane en France et décider, comme plein d’autres couples, le jour où ça ne va pas, de divorcer», conclut le journaliste.
---------------Source : Mehdi Ouassat, Lundi 25 Mai 2015, http://www.libe.ma

 
8-- Tan Tan célèbre son Moussem

 
La tradition saharienne est célébrée en grande pompe à Tan Tan. La ville vient de fêter la 11ème édition de son Moussem.
Une célébration pour laquelle un grand voyage a été entamé par les tribus nomades du Maroc saharien. Initié par la fondation Almouggar, le Moussem de Tan Tan se veut un moment de retrouvailles des tribus nomades pour un moment de communion et de préservation d’un patrimoine oral et immatériel de l’humanité, un chef-d’œuvre de l’Unesco.
L’événement représente, également, une plate-forme de brassage culturel où s’entremêlent les traditions marocaine, émiratie et pour la première fois la tradition tunisienne. En effet, ce grand rassemblement annuel met la Tunisie à l’honneur.
Rythme musical, saveurs culinaires saisissantes et spectacle de fantasia seront au rendez-vous.
-------------------Source : Aujourdhui.ma | 23-05-2015

 
9-- Festival Gnaoua : un monde en transe

 

La 18e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est achevée le 17 mai. Petit tour dans les dédales d’un festival.
Essaouira renaît à chaque édition et que cette 18e fut une belle réincarnation de l’âme qui hante la cité depuis des siècles. Que vous longiez la côte où que vous vous perdiez dans les ruelles étroites, le tempo poursuit vos pas, les rattrape, les rythme et, bizarrement, vous affranchit et vous déchaîne.
Si le Festival Gnaoua et Musiques du Monde continue à séduire de plus en plus, si l’on ne compte plus les nationalités de ceux qui se déchaînent sur les pistes des différentes scènes, c’est d’abord grâce à nos maâlems qui se bonifient d’édition en édition, qui prennent du poids… artistique, cela s’entend. Maîtres détenteurs d’un patrimoine vieux de plusieurs siècles de textes spirituels et de rythmes sacrés, nos musiciens ne cessent de créer, de mixer et d’innover, comme si ce festival leur offrait la possibilité de rentrer en communion avec les muses d’autres mondes.
Tout leur réussit, que ce soit le rock, le jazz, la rumba ou le rap, rien ne semble incommoder les rythmes gnaouis ou embarrasser nos maâlems. Dans l’intimité de Dar Souiri ou de la Zaouia, des concerts puristes gardent intacte la tradition gnaouie. Alors que sur les grandes scènes, la tagnaouite rencontre, saisit et parfois même intimide de grands musiciens venus d’ailleurs. Mustapha Bakbou, Mahmoud Guinéa, Hassan Boussou, Omar Hayao, Hamid El Kasri, Mohamed Kouyou… Autant de noms à la créativité qui déborde et force le respect.
Mais bien que, dans l’ensemble, le festival contente la majorité, «il y aurait une certaine redondance dans la programmation, des visages qui reviennent assez souvent», commente un jeune musicien rencontré dans le public. En outre, il serait plus intéressant à l’avenir de tenter de nouvelles expériences en s’ouvrant sur d’autres genres musicaux, d’embrasser la folie manouche, le jeirokku japonais, le flamenco, la cueca bolivienne ou les standards de la musique classique. En attendant, c’est un grand challenge qui attend le festival, celui de convaincre la commission de l’UNESCO qui décidera si oui ou non la musique gnaoua mérite de s’inscrire dans le patrimoine immatériel et culturel de l’humanité. On croise les doigts !
--------Source : Fedwa Misk, La Vie éco, 2015-05-24

 
10-- Botola: 13 ou 18 titres de champion du Maroc pour le Wydad?

 

13e ou 18e titre? C’est la question qui fait débat depuis quelques jours après le sacre du Wydad le 16 mai dernier. La FRMF vient de trancher.
Le Wydad de Casablanca a décroché le 16 mai dernier le titre de champion national de football. Mais au-delà de ce sacre, c’est le nombre de titres glanés par les « rouge et blanc » qui fait polémique.
En effet quelques heures après le sacre, ce sont les agences de presse marocaine et française qui ont donné le ton. La MAP a annoncé quelques minutes après le match que « le Wydad de Casablanca (WAC) a décroché son 13e titre de champion national de football de son histoire» en énumérant les années au cours desquelles le Wydad s’est adjugé le trophée de champions du Maroc
De son côté, la Fifa a annoncé sur son site officiel : « le Wydad Casablanca est assuré de remporter son 18e titre de champion du Maroc après sa victoire 3 à 0 à Agadir », reprenant ainsi une dépêche de l’Agence France presse.
La Fédération a tranché
Pour clore le débat, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a annoncé sur son site officiel, « qu’il s’agit du 18e titre du WAC depuis 1948 » : 5 titres avant la création de la FRMF (1948,1949,1950,1951,1955) et 13 titres après la création de la FRMF (1957, 1966, 1969, 1976, 1977, 1978, 1986, 1990, 1991, 1993, 2006, 2010, 2015).
Mohamed Makrouf le porte parole de la FRMF a a quant à lui précisé sur Radio Mars : « le palmarès du champion du Maroc est comptabilisé depuis 1916, ce qui implique que le WAC a remporté 18 titres ».
--------------------Source : Christophe Sidiguitiebe,TelQuel, 20 mai 2015

 
11-- Mehdi Benatia célèbre le 25ème titre national du Bayern

 

Le défenseur marocain Mehdi Benatia était fier de porter le trophée de la Bundesliga.
Lors de la célébration du 25ème titre national du Bayern, dimanche 24 mai 2015, depuis le balcon de la mairie de Munich, le défenseur marocain Mehdi Benatia était fier de porter le trophée de la Bundesliga.
---------------Source :www.lavieeco.com, 2015-05-25

Auteur : 
Radouane Bnou‐nouçair
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