Maroc
Le 24/09/2012
Le festival d'Imilchil: folklore et fiançailles au Maroc
Maroc
Dans le Haut-Atlas, la ville d'Imilchil organise chaque année un festival où des centaines de jeunes filles et jeunes garçons célèbrent leur mariage.

Imilchil, une bourgade située à 2200 m. d'altitude au cœur du Haut-Atlas oriental, accueille chaque année un festival sous forme de moussem, une fête annuelle en plein air. Ce festival allie les composantes d'un festival moderne, avec d'une part, ses aspects festifs et commerciaux et, d'autre part, les aspects d'une manifestation culturelle et sociale ancrée dans d'ancestrales traditions.

C'est ainsi que le village d'Imilchil accueille, chaque année, des centaines de jeunes filles et jeunes hommes qui se rencontrent librement, sans aucune contrainte, pour sceller leur sort en célébrant leur mariage.

Une origine mythique

 

L'idée d'un tel moussem est née d'une histoire légendaire, inspirée d'événements historiques authentiques des tribus berbères qui étaient en perpétuelles guerres intertribales. Aït Ibrahim et Aït Yaaza étaient les deux fractions rivales de la tribu des Aït Hdiddou. Selon la légende, une jeune fille des Aït Yaaza aimait un beau jeune homme des Aït Ibrahim, dans une sorte de Roméo et Juliette berbère du Haut-Atlas. Ils connurent la même destinée tragique: mourir sans arriver ni à s’aimer ni à se marier. Ce drame fit couler beaucoup de larmes, qui donnèrent naissance aux lacs Isli (le fiancé) et Tilsit (la fiancée).

Les origines de la tribu des Aït Hdidou

 

C'est au 17e siècle, sous le règne du sultan Moulay Ismaïl, que les Aït Hdiddou s'installèrent dans la haute vallée de l'Assif Melloul, à 2000m d'altitude. Ils arrivèrent dans un mouvement migratoire sud/nord ou est/ouest et se distinguent de leurs voisins montagnards par leur mode de vie et leur langue, vivant essentiellement de l'élevage et de la pratique de l'agriculture comme activité secondaire. Les Aït Hdiddou s'opposent à leurs voisins berbères, totalement sédentarisés et vivant, avant tout, d'une agriculture intensive aux techniques bien maîtrisées. Ils parlent également le Tamazight et non le Tachelhit, comme dans tout le Haut Atlas Central, Oriental et le Moyen Atlas.

Après une période de lutte acharnée contre Aït Atta, les Aït Hdiddou finirent par construire leur premier village : Agoudal.La suite est digne des beaux romans d'amour. Comme pour Roméo et Juliette, les deux tribus vont se réconcilier suite au drame des

Les rivalités entre cette tribu et celle des Aït Ibrahim ne vont cesser qu'avec le drame des deux jeunes qui ont fait pleurer l'ensemble du village. Mieux, ils vont sceller leur amitié nouvelle en organisant un moussem de fiançailles.

Ce moussem a évolué, s'est adapté au monde moderne et il est devenu le festival d'Imilchil qui accueille des centaines de jeunes de la région pour célébrer leurs mariages.

Comment se déroulent les cérémonies de mariage?

 

Après le consentement des futurs époux, les familles procédant aux formalités du mariage. Les parents du jeune homme demandent la main de la jeune fille désirée par leur fils. L'établissement de l'acte du mariage peut se faire immédiatement, comme il peut être reporté jusqu'à la tenue du moussem.

Le jeune époux ou son tuteur offre une dote symbolique à sa future femme, mais c'est le père de la fille qui se charge de l'achat des habits de la mariée.

Toute la tribu manifeste sa joie en participant à la cérémonie du mariage, caractérisée par les chants et danses pendant cinq jours de fête. Les invités ont ainsi l'occasion d'apprécier différents plats de la cuisine des Aït Hdiddou.

Le premier jour, les envoyés du mari dits "Isnayen" au nombre de 10 (5 hommes et 5 femmes) se rendent à la maison de la mariée, munis d'un trousseau modeste et de cadeaux de mariage . Ils offrent, entre autres, un mouton et une grande galette dite Abadir que les Isnayen découpent sur les lieux de la cérémonie en petits morceaux pour les distribuer aux invités..

La mariée se fait belle

 

Ils sont accueillis chaleureusement par les invités de la mariée. Puis, la grande cérémonie du henné est entamée.

Une femme âgée munie d'un flocon de laine imbibé de henné, marque la mariée au niveau de quelques articulations en commençant par le côté droit et en se servant d'un fil de laine en entrelacs, elle relie à la base des doigts des deux mains de la mariée (Izeloumen) qui est ensuite vêtue d'un habit blanc du mari (Aquidour).

Pour la coiffure, les cheveux de la mariée sont peignés et enroulés en forme saillante appelée communément (Abouy).

Son visage est alors voilé d'un foulard en soie dit Tasbniyete et un collier en ambre dit Louban est mis autour de son cou. Une couverture simple dit Izar est agrafé avec des fibules dit "Tisoughnasse".

Un cortège protégé

 

Une fois la mariée chaussée de Babouches Tikourbiyine et embellie , le rituel du henné prend fin.

Ensuite, c'est l'étape de départ; le père de la mariée invite sa fille à marcher sur la pan de sa cape (Burnous dit Azenar) jusqu'à sa monture : la mule , chargée de la transporter jusqu'à sa nouvelle demeure. Derrière la mariée,embarque un petit garçon tandis qu'une vielle femme suit, en tenant la mule par sa queue.

Le cortège accompagnateur, protégé par les envoyés du mari , doit vaincre la résistance des habitants du Ksar, (qui signifie palais), d'origine de la mariée qui s'opposent énergiquement à son départ.

Arrivée à destination, le cortège fait le tour du Ksar, trois fois en exhortant les saints locaux d'accorder leur bénédiction à la nouvelle mariée qui accède, enfin, au domicile conjugal.

Auteur : 
Radouane Bnou‐nouçair
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